SoinsSantéCAN collabore avec ses membres et partenaires pour promouvoir des solutions politiques fédérales concrètes, fondées sur des données probantes, dans le but de renforcer les soins, optimiser la performance du système et accélérer la recherche et l’innovation en santé partout au Canada. Nos efforts en matière de politiques et de relations gouvernementales s’appuient sur les priorités de nos membres et sont guidés par l’expertise de dirigeants d’hôpitaux, d’autorités de santé, d’instituts de recherche et d’organisations de soins de santé de partout au pays.
Notre plateforme politique fédérale nous permet de concentrer notre action sur quatre priorités interdépendantes : la recherche en santé, l’innovation en santé, les infrastructures de santé et les effectifs en santé. Ensemble, ces piliers reflètent la réalité du terrain observée par les leaders du secteur et ciblent les domaines où le leadership du gouvernement fédéral peut avoir l’impact le plus significatif.
Les positions politiques de SoinsSantéCAN sont le fruit d’un dialogue continu avec nos membres, comités et groupes de travail. Elles sont régulièrement actualisées pour refléter les priorités émergentes et les opportunités d’action au niveau fédéral. Cette page rassemble nos priorités les plus récentes et nos travaux en matière de politiques publiques, pour faciliter le suivi de nos actions et mieux comprendre le sens de nos engagements.
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La recherche en santé constitue un enjeu à la fois sanitaire et économique. Si le Canada dispose de forces mondiales en matière de découverte, de recherche clinique et de talents, il peine souvent à traduire ces atouts en nouveaux traitements, en entreprises nationales plus robustes, en un accès accéléré pour les patients ou en une croissance économique mesurable pour le pays.
SoinsSantéCAN préconise une approche fédérale coordonnée qui reconnaît les hôpitaux, les autorités de santé et les instituts de recherche comme des infrastructures essentielles du secteur des sciences de la vie. En misant sur une stratégie industrielle ambitieuse et un écosystème d’essais cliniques plus compétitif, le Canada pourra transformer l’excellence de sa recherche en soins optimisés, en investissements accrus, en entreprises locales performantes et en une croissance économique tangible.
82
(ou 2 % du PIB annuel)
Contribution du secteur des sciences de la vie à l’économie canadienne.
220000
Emplois dans l’écosystème de la santé et des sciences de la vie.
3100
Essais cliniques menés par des établissements canadiens.
63
(et 3,46 milliards $ cumulés en 2024-2025)
Investissements en recherche en santé générés grâce aux partenariats stratégiques

En 2021, le Réseau universitaire de santé (UHN) a annoncé une première mondiale réalisée au Canada : une thérapie génique contre la maladie de Fabry, illustrant la façon dont la recherche hospitalière peut passer du laboratoire au chevet du patient. S’appuyant sur des années de recherche au Centre de cancérologie Princess Margaret de l’UHN, les chercheurs ont mis au point un traitement utilisant les propres cellules souches sanguines du patient pour produire l’enzyme manquante responsable de la maladie. Ces résultats témoignent de la capacité des hôpitaux de recherche à faire le lien entre les découvertes scientifiques, les essais cliniques et l’amélioration de la santé des patients.

En 2025, l’Institut de recherche de Vancouver Coastal Health (VCHRI) a mis en lumière un essai clinique intégrant des technologies portables et l’apprentissage automatique pour optimiser la gestion de la médication chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Dans le cadre de l’essai PD Sweat OFF, les chercheurs évaluent si les données des montres intelligentes peuvent prédire la fin de l’effet des médicaments, avant même la réapparition des symptômes. Cette étude démontre comment les instituts de recherche transposent les outils numériques en applications cliniques concrètes, offrant ainsi des soins plus personnalisés.

En 2026, l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa a présenté une étude internationale proposant une méthode plus efficace pour exclure la thrombose veineuse profonde chez les personnes âgées. Dirigée par le Dr. Grégoire Le Gal, l’étude a démontré que l’utilisation d’un seuil de D-dimères ajusté à l’âge réduit le recours inutile aux échographies et aux anticoagulants, sans compromettre la sécurité des patients. Ces conclusions illustrent comment la recherche hospitalière optimise les soins, allège la pression sur les urgences et soutient une médecine mieux adaptée aux patients et fondée sur les données probantes.
Le Canada possède l’expertise nécessaire pour s’imposer comme chef de file en intelligence artificielle, en santé numérique et en innovation systémique, mais trop souvent, les idées prometteuses restent bloquées au stade de projets pilotes. SoinsSantéCAN se consacre à propulser l’innovation au-delà des initiatives isolées pour assurer son déploiement à grande échelle, de façon fiable et durable. L’objectif : améliorer les soins, stimuler la productivité, garantir la souveraineté des données canadiennes et bâtir une économie de l’innovation en santé « conçue au Canada » plus robuste.
Un leadership fédéral est essentiel pour mettre en place les fondations numériques, les politiques et les mécanismes d’approvisionnement qui permettront à l’innovation de se déployer à l’échelle du système.
23%
des services de santé et de soutien social utilisent l’IA et les outils numériques.
2%
hausse de la productivité nationale
gain potentiel estimé pour l’efficacité globale du système de santé.
104
jeunes entreprises en IA de la santé fondées au Canada.
81%
des hôpitaux de recherche recensent au moins un obstacle majeur à la commercialisation de l’IA.

Le Pôle d’innovation en santé de Santé Nouvelle-Écosse (Health Innovation Hub) mobilise leaders cliniques, partenaires industriels, fondations, gouvernements et universités pour transformer les idées en retombées concrètes. Sa force repose sur de solides partenariats de recherche régionaux, une infrastructure numérique mature, une harmonisation étroite avec les politiques provinciales et une expertise reconnue dans la validation et le déploiement de solutions. À titre d’exemple, le projet pilote de corridor virtuel (Virtual Hallway), soutenu par le Réseau de santé CAN, s’est étendu à l’ensemble de la Nouvelle-Écosse et du Canada atlantique. Le Pôle propulse également les soins basés sur l’IA grâce au Centre de coordination des soins, un centre de commandement provincial qui exploite les données en temps réel pour optimiser la gestion des flux de patients par les équipes de terrain.

Le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, ancré par l’Hôpital général juif, mise sur son statut de réseau universitaire intégré pour agir comme un véritable « laboratoire vivant » de l’innovation en santé. À travers son incubateur OROT, l’organisation mobilise patients, soignants et partenaires industriels ou universitaires pour concevoir, tester et déployer des solutions numériques et d’IA sur l’ensemble du continuum de soins. Parmi les projets en développement, la surveillance numérique des signes vitaux permet de documenter automatiquement les données cliniques, libérant ainsi du temps pour les professionnels et augmentant la capacité de soins du système.

L’Institut de recherche du CHEO est le fer de lance de CORE Innovation, un partenariat regroupant dix hôpitaux de l’Est de l’Ontario, conçu pour propulser les technologies de la santé de l’invention à l’adoption. S’appuyant sur une puissance de calcul en IA, une expertise de pointe et des incubateurs technologiques, cette initiative aide les partenaires à définir les défis concrets en matière de soins, à tester des solutions locales et à tracer la voie vers un déploiement à grande échelle. L’Ottawa Mask en est un exemple probant : ce masque réutilisable, rigoureusement testé et issu de cette collaboration, s’est déjà vendu à plus de 15 000 unités.
L’infrastructure de santé est à la fois une infrastructure de soins, de ressources humaines et économique. Les hôpitaux, les installations de santé et les réseaux de soins constituent des actifs nationaux essentiels. Pourtant, des décennies de sous-investissement ont rendu bon nombre de ces établissements vétustes, surchargés et mal adaptés aux exigences des soins, de la recherche et de l’innovation modernes.
SoinsSantéCAN préconise une approche fédérale à long terme qui considère l’infrastructure de santé comme un pilier de l’édification nationale. Un investissement soutenu dans les infrastructures physiques et numériques permettrait d’accroître la capacité du système, d’améliorer le flux des patients, de soutenir le personnel de santé, de renforcer l’accès dans les régions rurales, éloignées et nordiques, et de jeter les bases d’un système de santé plus productif, innovant et compétitif.
50+%
des installations de santé du Canada ont été construites il y a plus de 50 ans.
5%
de l’ensemble des dépenses de santé au Canada sont en immobilisations
15
(ou plus)
en travaux différé cumulatif estimé
4000+
d’emplois soutenus par le nouveau campus de L’Hôpital d’Ottawa
(Les projets d’envergure en infrastructure de santé génèrent des emplois locaux, soutiennent les métiers spécialisés et les fournisseurs, et stimulent l’activité économique globale.)

Un centre de soins critiques ultramoderne au Centre des sciences de la santé Sunnybrook
Le Centre des sciences de la santé Sunnybrook s’appuie sur ses origines d’hôpital militaire pour créer un nouveau centre de soins critiques qui servira tant les populations militaires que civiles. Ce projet de réaménagement remplacera des infrastructures vétustes par plus de 400 nouveaux lits de soins critiques, un nouvel héliport, des salles de chirurgie et de radiologie de pointe, ainsi qu’un centre de commandement virtuel pour soutenir la coordination des soins dans tout l’Ontario. Ce projet démontre comment une infrastructure de santé moderne peut accroître la capacité du réseau, renforcer les soins d’urgence et critiques, et répondre aux besoins d’une population croissante et vieillissante.

Modernisation du Centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II
Le projet d’expansion de l’Infirmerie d’Halifax vise à remplacer des infrastructures vétustes et à transformer l’offre de soins de courte durée pour les Néo-Écossais et l’ensemble des Maritimes. Pilotée par Santé Nouvelle-Écosse, le gouvernement provincial et Build Nova Scotia, cette initiative prévoit la construction d’une tour de soins de 216 lits, 16 salles d’opération et une unité de soins intensifs de 48 lits. Le projet inclut également un service d’urgence agrandi ainsi que des plateaux techniques (laboratoires et imagerie) de pointe. Cette expansion illustre parfaitement comment la modernisation des infrastructures permet d’augmenter la capacité du réseau, d’offrir des soins spécialisés et de renouveler des installations en fin de vie.

Le Centre des sciences de la santé (HSC) de Winnipeg a entrepris une reconstruction de 1,5 milliard de dollars de ses tours d’hospitalisation pour adultes afin de remplacer des infrastructures vétustes, dont certaines datent de plus d’un siècle. Ce projet prévoit la création de 240 chambres privées modernes, l’ajout de salles de diagnostic et d’intervention, ainsi que l’agrandissement du service des urgences pour améliorer la fluidité des soins et le contrôle des infections. Ce réaménagement démontre comment des infrastructures modernes peuvent optimiser les soins, renforcer le recrutement et la rétention du personnel, et soutenir la formation de la prochaine génération de professionnels de la santé.
Le personnel de la santé du Canada est soumis à une pression croissante. Les pénuries d’effectifs, l’accès inégal aux services, les blocages dans la formation, les obstacles à la mobilité et les tensions accrues en milieu de travail nuisent à la prestation des soins partout au pays.
SoinsSantéCAN appelle à des mesures fédérales concrètes pour aider à bâtir, retenir, former et soutenir les professionnels nécessaires afin de garantir un système de santé plus solide, tout en améliorant la planification et l’utilisation des données probantes.
11%
Taux de postes vacants dans l’ensemble du secteur de la santé.
8%
Taux de roulement au sein du personnel.
5%
(soit plus de 32 millions d'heures)
Congés de maladie ou épuisement professionnel
4%
(soit un total de 25 millions d'heures)
Taux d’heures supplémentaires à l’échelle nationale
8,5 % dans les services d’urgence

L’Étude sur l’éducation, la formation et la répartition du personnel de la santé au Canada met en lumière l’ampleur des défis auxquels font face les professions clés du secteur. L’étude révèle les pénuries actuelles de près de 23 000 médecins de famille, 28 000 infirmières autorisées, 14 000 infirmières auxiliaires autorisées et 2 700 infirmières praticiennes. Des manques importants sont également signalés en soins infirmiers psychiatriques, en ergothérapie, en physiothérapie et en pharmacie. Ces conclusions renforcent la nécessité d’une action coordonnée pour accroître la capacité de formation, optimiser la répartition des effectifs et garantir aux Canadiens l’accès aux soins dont ils ont besoin.
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